Le syndrôme de l’imposteur

(Auteur : Émilie S. Patin, Moonlight coaching)

(Photo by Mohammad Metri on Unsplash)

D’accord, vous avez réussi. Mais est-ce bien grâce à vos compétences ou était-ce un coup de chance ? Une façon habile ou laborieuse d’obtenir un succès qui au fond, n’est pas mérité ?

Nous y sommes, voici les bases du sentiment d’imposture. Autrement appelé « le syndrome de l’imposteur », même si je lui préfère « le syndrome de l’autodidacte ». Vous réalisez des choses, mais ce n’est pas vraiment grâce à vous, c’est (entourez la mention utile) : la chance, les circonstances, le travail acharné, le manque de discernement des autres…

Vous n’êtes de toute façon pas un expert, même si vous pouvez vous débrouiller ponctuellement, et vous finirez par être démasqué.

 

D’où vient cette grosse ombre au tableau qui s’acharne à persister, même quand les faits prouvent le contraire ? C’est l’ensemble d’un canevas de biais de perceptions, de croyances limitantes, de scénarios de sabotages et de prophéties auto-réalisantes qui nous gardent pris dans sa toile. Nous sommes nombreux à en faire l’expérience, plus ou moins persistante. Quand ce sentiment devient handicapant, il est temps de le disséquer un peu. On y va ?

 

L’analyse de cet état, sous l’appellation « syndrome de l’imposteur », apparaît dans les travaux de recherches des psychologues P. Rose Clance et S. Imes en 1978. Il est depuis repris par de nombreux auteurs et ouvrages (cf.K. Chassangre par exemple, dans « Traiter la dépréciation de soi, le syndrome de l’imposteur »).  Pour le définir simplement, c’est une forme de doute maladif et récurent que ressent une personne qui renie pour elle-même la propriété de tout accomplissement ou réussite personnels. S’y adjoint une peur irrationnelle d’être « démasqué ». Le mérite est rejeté, les capacités sous-estimées ou dénigrées, et les résultats positifs sont attribués à des facteurs extérieurs. Ainsi qu’une peur de la réussite ou de l’échec et une limitation du potentiel personnel.

 

Ce sentiment d’imposture génère angoisses et de souffrances. On se sent déplacé, décalé, coupable, en sursit, inconfortable, illégitime… Les principales manifestations sont : ne pas s’attribuer ses succès, une grande difficulté à accepter tant les compliments (sans les minimiser) que les critiques constructives sans se sentir personnellement attaqué, une peur de ne pas être à la hauteur et de demander de l’aide, une trop grande importance accordée aux facteurs extérieurs. Souvent, des cognitions négatives et auto-dépréciatives se feront envahissantes et handicapantes : je ne suis pas à la hauteur, ce n’est pas grâce à moi, on me surestime, je n’ai pas les compétences et les savoirs nécessaires, je ne suis pas un expert, je ne vais pas y arriver, on va se rendre compte que je ne sais pas et ne suis pas à ma place…

Cet ensemble d’angoisses et de croyances vont souvent mener à deux stratégies compensatoires, qui elles-mêmes alimentent le cycle anxiogène auto-renforçant :

 

  • La stratégie d’overdoing : travailler beaucoup, avec acharnement, voire une forme d’hyper activité, se surcharger, pour « compenser » le manque perçu. Les réussites sont alors attribuées au travail important fourni,  non au travailleur, et le risque d’épuisement masque un temps l’angoisse ressentie.

 

  • La stratégie d’underdoing : proscratiner, s’y prendre au dernier moment, abandonner, bâcler, rester bien en dessous de ses capacités… Ainsi, l’échec est dû lui aussi à des facteurs extérieurs, « J’aurais pu réussir, si je m’y étais pris correctement, mais… ». Ces échecs, bien entendu, alimentent l’idée que non, au fond, nous ne sommes pas vraiment capables. Et si malgré l’underdoing vous réussissez quand même, c’est forcément un coup de chance ou l’effet d’un facteur extérieur, puisque vous n’avez pas travaillé comme il le fallait pour vous attribuer le mérite. La boucle est bouclée.

 

Le terme de syndrome est un peu fort, puisqu’il s’agit d’une expérience que tout un chacun pourra vivre ou ressentir dans sa vie. Jusqu’à un certain point même, douter peut être une bonne chose, pousser de l’avant, porter des remises en cause nécessaires. Malgré tout, quand ce sentiment devient envahissant et récurent, qu’il se fige, il se transforme en véritable obstacle à l’épanouissement et à la réalisation personnelle. D’où vient-il ?

 

La plupart des théories psychanalytiques ou psychologiques à ce sujet situent son émergence dans l’enfance, en lien avec la structure familiale ou le jugement porté par les adultes sur l’enfant en devenir. Les origines sociales ou encore le sexe peuvent également avoir un rôle déterminant sur la vision que la personne a d’elle-même et de ses capacités. Certains auteurs éclairent ce syndrome grâce aux théories de l’attachement. Cette auto-dépréciation est souvent  liée à une estime et une confiance en soi floues, défaillantes, voire négatives. La perception de soi est souvent critique, implacable, perfectionniste, bien plus alarmiste et négative que ce qui est vraiment. En un mot comme en cent, la vision de sa valeur est soumise à un biais de perception envahissant, poussant à la comparaison et au sentiment d’illégitimité.  Il y a un écart entre ce que l’on voudrait être et ce que l’on croit être, ce que l’on pense que les autres perçoivent de ce que nous sommes. Cet écart de perception se rencontre aussi bien dans le milieu professionnel (je ne suis pas la bonne personne, je n’ai pas les bons diplômes pour ça), dans le milieu de la création ou de l’expression (je ne suis pas vraiment un artiste, je ne suis pas digne), que dans les relations (je ne suis pas aussi bien qu’il/elle le croit, je ne suis pas un aussi bon ami que mes proches le pensent).

Les études et analyses psychologiques sur le sujet ne manquant pas, posons nous la question, plutôt que des origines de ce trouble, de qu’en faire au quotidien. Comment, ici et maintenant, demain, se débrouiller avec ce sentiment d’imposture quand il prend ses aises dans notre vie et notre psyché ?

 

Maintenant que nous avons une idée de ce qu’il va nous falloir surmonter, envisageons comment le dépasser en 6 étapes :

 

  1. Interroger et reconsidérer le regard qu’on porte sur soi :

 

La perception que nous avons de nos compétences, de nos capacités et de nos ressources est souvent liée à notre indenté. À ce regard que nous portons sur nous. À la façon dont nous nous évaluons et nous jugeons. Qu’est-ce que je me sens capable ou non de faire et qu’est-ce que cela dit sur moi ? Qu’est-ce qui me permet de me sentir capable ou incompétent ? Cette compétence me définit-elle ? Si je n’y arrive pas quand et comme je voudrais, est-ce que cela change ce que je suis ?

Soyez attentifs aux propos que vous tenez sur vous. Écoutez les pensées que vous exprimez à votre sujet. Que disent-elles ? Êtes-vous OK avec ça ? C’est la première étape. Soyez conscient de ce que véhicule votre discours intérieur et de la façon dont il vous prédispose à voir les choses de façon fataliste ou négative. Est-ce vraiment cela que vous avez envie d’entendre et de dire sur vous ? Est-ce que cela vous rendra plus compétent, plus épanoui ? Ou bien est-ce que cela vous inhibe et vous empêche de profiter de vos succès et d’entreprendre de nouvelles choses ?

Souvent, cet auto-jugement va avec des exigences démesurées, un perfectionniste insensé, des drivers (cf. l’analyse transactionnelle) tels que « Sois parfait, sois fort ». Imaginez quelqu’un que vous aimez. Lui demanderiez-vous tout ce que vous vous demandez ? Le jugeriez-vous aussi durement que vous vous jugez ? Estimeriez-vous que chacun de ses pas en avant, de ses victoires sont forcément dus à une escroquerie ou à quelque chose d’extérieur à lui ?  Vous êtes digne de la même bienveillance, du même droit à l’erreur et à l’apprentissage que n’importe qui d’autre, du même droit à la reconnaissance de vos qualités (et même de vos défauts !).

 

  1. Interroger et relativiser l’image que vous vous faites d’autrui :

 

La façon dont on se voit est également liée à la vision qu’on a d’autrui. On se sous-estime souvent en surestimant l’autre. On se sent mauvais, parce que l’autre nous semble meilleur. On s’évalue à partir de comparaisons qu’on établit et valide dans un même mouvement, avec nos biais de perception. J’entends souvent des personnes me dire : « le problème, c’est que je ne suis pas sûr de moi, je doute souvent de mes capacités, j’ai peur que cela se voie ». Cette crainte est paradoxale, puisque tout le monde doute de soi, d’une façon ou d’une autre, tout le monde doute de ses capacités, même ceux qui le cachent ou le dépassent mieux que d’autres. Ça fait partie de l’expérience humaine, et c’est mobilisateur, quand ça ne se fige pas en croyances limitantes. Relativisez ce que vous pensez savoir sur les autres et sur vous. Vous ne savez pas ce que l’autre pense ou vit. Vous risquez même de prendre pour acquis ce qui  résulte en fait de vos propres projections sur l’autre. Si quelque chose vous affecte, en bien ou en mal, c’est que cela touche une corde sensible chez vous. Lorsqu’on idéalise quelqu’un, c’est au fond une façon qu’on a de se chercher soi-même.

Posez-vous la question. Qu’est-ce qui rend cette personne tellement plus compétente, digne d’admiration, que vous ? Que fait-elle qui laisse penser qu’elle est plus légitime que vous ? Pensez-vous qu’elle en soit arrivée là du jour au lendemain ou bien a-t-elle dû apprendre, échouer, recommencer, se perfectionner ? Elle a peut-être demandé de l’aide également, y avez-vous pensé ? A-t-elle toujours été une experte dans son domaine, sans jamais douter ? Comment pensez-vous qu’elle s’y soit prise ?

Vous avez un ou deux modèles qui ont votre admiration ? Très bien, ne vous en servez pas pour vous rabaisser, mais au contraire pour vous élever. Que font-ils, que renvoient-ils qui peut vous inspirer et vous guider ? Qu’est-ce qui, dans leur exemple, peut vous permettre d’avancer, comme leurs propres modèles l’auront sans doute fait pour eux ? Pour qui pouvez-vous, vous aussi, devenir un modèle ou une inspiration ? Qu’est-ce qui vous en empêche ?  Les exemples des autres et leurs accomplissements peuvent devenir des ressources pour nous, ou bien des moyens de nous blesser nous-mêmes. Que souhaitez-vous que ce soit pour vous ?

 

  1. Se concentrer sur les faits, accepter les feedbacks positifs :

 

Nous avons vu que les croyances et perceptions biaisées que l’on porte sur soi impactent grandement la vision de nos identités, de nos ressources et donc de nos capacités. Si on pouvait les laisser de côté, que disent les faits ? Avez-vous ou non, concrètement, réussis des choses ? Obtenu ce poste ? Peint ce tableau ? Écris ce texte ? Été là pour cet ami ? Été aimé de la personne qui vit avec vous ? Été félicité pour tel accomplissement ? Réalisé tel objectif ? Que disent les faits, et seulement eux, sans aucun jugement ? Que disent les faits, indépendamment des facteurs extérieurs sur lesquels vous les faites reposer ?  Focalisez-vous là-dessus un moment. Avez-vous réussi ou non, tout court ? Restez concentré là-dessus.

Ensuite, vous ne serez jamais le juge le plus impartial pour vous-même. Vous serez toujours plus exigeant et insatisfait qu’autrui à votre sujet. Si l’on vous félicite, si l’on vous complimente, avez-vous tendance à vous sentir gêné et à minimiser, à vous dire « ce compliment ou cette opportunité n’est pas vraiment justifié, les autres ne s’en rendent pas compte » ? Acceptez. Acceptez et intégrez les feedbacks que vous envoient les autres, ils sont justifiés. Votre entourage n’a pas les mêmes biais de perception que vous, faites-lui confiance. Si on vous a nommé à ce poste, si on vous a confié ces responsabilités, si on vous attribue ces qualités, si on vous témoigne de l’amour et de l’affection, si on vous complimente… c’est qu’on vous en a jugé digne. Que vos capacités et vos talents sont reconnus. Ne négociez pas avec ça, acceptez que les autres puissent voir une meilleure vision de votre valeur que vous. Fiez-vous aux messages positifs qui vous sont renvoyés. Pour quelles raisons seriez-vous félicité, encouragé, apprécié, si vous n’aviez aucune valeur ou réalisation personnelle ? Pouvez-vous imaginer, dans une certaine mesure, que ce soit vous qui vous trompiez à votre sujet et non votre entourage, pour ce qui est de vos ressources ? Pourriez-vous envisager, dans les domaines où vous ne parvenez pas à vous faire assez confiance, de faire confiance à l’autre ?  Acceptez et intégrez les feedbacks positifs et ce que disent les faits, débarrassés de tout jugement.

 

  1. Faites le point sur vos compétences, vos ressources et  vos faiblesses :

 

La vie est un perpétuel mouvement, vers le changement et l’adaptation, plus encore dans notre société contemporaine. Il faut apprendre, se perfectionner, s’adapter, apprendre de nouveau, déconstruire, reconstruire, évoluer. Ce que vous maîtrisiez hier peut ne plus suffire aujourd’hui. Ce qui ne servait pas avant peut devenir une nouvelle compétence utile. Personne ne sait tout, parfaitement, rapidement. Nous avons tous notre rythme et nos stratégies d’apprentissage et d’acquisition. Soyez indulgent, soyez conscient. Plutôt que de vous fustigez de ce vous ne maîtriser pas assez, faites le bilan. Que savez-vous faire, dans quoi vous sentez-vous à l’aise ? Qu’avez-vous réussi, quelles épreuves avez-vous surmontées ? Quelles sont vos ressources, vos savoirs faire, vos qualités humaines ? Dans quoi êtes-vous doué, compétent ? À quel sujet peut-on compter sur vous ? Comment apprenez-vous, que pouvez-vous encore apprendre, perfectionner ? Faites le point. Il y aura des carences, nous avons tous des carences. Très bien, vous posent-elles un problème maintenant ? Si c’est le cas, acceptez-les et envisagez un plan d’action. Vous n’êtes pas parfait, voilà une chance de s’améliorer. Comment allez-vous vous y prendre ? Comment allez-vous montrer le meilleur de vous-même ? Vous adapter à la situation qui vous déplaît ? Voici la vraie question. Nous sommes perpétuellement en construction. Construisez. Ne vous arrêtez pas à la contemplation des briques qui semblent vous manquer, allez les chercher si vous en avez besoin. Et si vous n’en avez finalement pas besoin, demandez-vous pour quelles raisons vous avez dépensé tant d’énergie à vous en faire le reproche.

 

  1. Prenez conscience de vos propres valeurs et de celles qui vous entourent :

 

Il arrive que l’on évalue son potentiel au regard de valeurs particulières. Il vaut mieux alors s’assurer qu’on est bien en accord avec ces valeurs. Notre société baigne souvent dans des valeurs liées à la performance, à la compétition, à l’émulation, à la comparaison, au leadership… Il faut être plus performant, le plus vite possible, avec une rentabilité et une compétitivité maximum. Dans le milieu de l’entreprise, les choses sont encore trop souvent perçues selon la logique d’un jeu gagnant/perdant. Nous sommes encore très influencés par une vision dualiste de ce qui nous entoure et de nous même : bon/mauvais, bien/mal, meilleur/inférieur, doué/nul, légitime/illégitime, compétent/incompétent, courageux/procrastinateur, leader/suiveur…   Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces valeurs-là ? Quelles sont les valeurs qui vous guident pour vous évaluer ? Sont-elles bien les vôtres ou celles qui vous entourent ? Quelle valeur importante pour vous vous permet de dire que vous êtes illégitime ? Incompétent ?

Avant de vous évaluer, de vous juger, arrêtez-vous cinq minutes pour vous demander quelles sont les valeurs importantes pour vous. Les vôtres, celles qui ont du sens et qui vous guident dans votre vie. Qu’est-ce qui a du sens, qu’est-ce qui compose votre identité ? Si vous pensez que les valeurs d’entraide et de coopération sont bien plus importantes que celles de compétition et de réussite personnelle, vous jugez vous toujours incompétent de ne pas réussir à dépasser tel collègue ou à suivre l’exemple de tel autre qui écrase tout le monde par sa réussite ? Si vous croyez en des valeurs d’amélioration personnelle et d’humilité, vous sentez vous toujours en dessous de telle personne qui semble ne jamais douter ou remettre en cause ses mérites et ses capacités ? Demandez-vous quelles sont les valeurs essentielles pour vous, puis celles qui vous entourent et semblent parfois prendre le pas sur ce qui compte vraiment à vos yeux. Essayez, en conscience, de distinguer les deux, pour garder votre cap et ne pas rester dans le flou quant à ce que vous voulez vraiment. Quelles sont vos valeurs et comment pourriez-vous les faire vivre, plutôt que de poursuivre des chimères douloureuses qui finalement ne vous correspondent pas ?

 

  1. Agissez  !

 

Comme le disait Albert Einstein : « La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information ». Et cet article restera à l’état d’information si vous n’en faites rien une fois la lecture achevée. Peut-être avez-vous eu des prises de conscience, d’autres questions, peut-être des réponses, peut-être vous êtes vous êtes dit qu’il était temps de renvoyer ce sentiment d’imposture d’où il venait. Si tout cela à du sens pour vous, gardez cette énergie, et agissez. Transformez ces informations en nouvelles expériences. C’est vous le maître à bord, je ne suis là que pour vous accompagner. C’est votre vie, et vous pouvez en décider. Ce sont vos pensées, vos sentiments envers vous, et vous pouvez les accepter et les transformer. Un pas à la fois. Fixez-vous des objectifs réalistes et précis, respirez, sortez de votre zone de confort et partez à la découverte de ce dont vous êtes vraiment capable. Rencontrez-vous avec bienveillance, ayez de l’estime pour vous, croyez en vos capacités à appendre et à vous adapter. Identifiez, rectifiez vos croyances limitantes. Conscientisez et appuyez-vous sur vos valeurs. Faites-vous confiance, faites confiance aux feedbacks positifs. Acceptez qu’on ne puisse pas toujours tout savoir tout le temps, tout maîtriser. On peut toujours apprendre, même à faire des choses qu’on n’a jamais tentées avant. Lancez-vous.  Soyez OK avec ça et avec vous-même, corrigez ce qui vous déplaît, agissez sur ce qui dépend de vous, relativisez et acceptez ce qui est en dehors de votre contrôle. Échouez parfois, apprenez souvent, essayez encore. Vous êtes à vous-même la personne la plus légitime !

 

Avant de nous quitter sur cet article, prenons un peu de hauteur. Jusqu’ici nous avons abordé le syndrome de l’imposteur comme un problème (et c’est en partie ce qu’il est). Quelque chose d’essentiellement handicapant. Sommes-nous bien certains qu’il ne soit que cela ? Quelles pourraient être les qualités de ce « défaut » ?

 

La première bonne nouvelle c’est que vous êtes meilleur que vous ne le pensez. Si vous estimez ne pas mériter la place que vous avez, c’est que cette place à de la valeur, ce que vous faites à de la valeur. Malgré ça, vous ne vous reposez pas sur vos lauriers. Vous êtes en quête de plus. C’est une dynamique qui, débarrassée des croyances limitantes, pousse vers l’avant. Vous êtes en quête d’évolution. C’est une qualité. Le syndrome de l’imposteur va avec une certaine capacité à se forger soi-même, souvent seul, à être autodidacte (même si pensez ne pas avoir LE diplôme pour en attester). Vous êtes capable d’apprendre, de maîtriser de nouveaux savoirs, peut-être même de vous intéressez à beaucoup de choses variées. Même si cela peut aller avec le sentiment de ne pas être « expert », on ne peut vous retirer le fait que vous êtes capable de vous plonger dans des domaines très différents. D’avoir cette richesse. D’être multi-potentiel, transdisciplinaire. D’être créatif, de naviguer entre les mondes et les savoirs, de toucher à tout, de vous adapter à de nouvelles situations à partir de rien ou presque. Peut-être que cela n’est pas bien vu dans votre entourage professionnel, dans notre société même. Vous, qu’est ce que vous en pensez vraiment  et comment vous sentez-vous avec ça ? Préféreriez-vous miser sur l’expertise (qui n’atteint jamais 100%) ou sur le potentiel ?

 

N’oubliez pas, vous avez plus de valeur et de potentiel que vous ne le pensez !

 

2 thoughts on “Le syndrôme de l’imposteur

Leave a Reply