Coaching court ? Short coaching ?

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(Photo by jingoba on Pixabay)

Un processus de coaching “type” se compose environ de 10 à 12 sessions. Bien que chaque coaching soit différent, cela permet en général de (liste non exhaustive) clarifier l’objectif, explorer le contexte, s’intéresser aux ressources et aux obstacles, définir les options, en choisir une et préciser la stratégie, s’assurer que “l’écologie” du client est respectée et qu’il est autonome. En fonction de la fréquence, cela prend donc 3 à 6 mois.

Toutefois, j’ai reçu plusieurs requêtes de coachings courts (ou “micro”, “spot”, “brefs”) depuis que j’ai commencé mon activité. Elles sont souvent liées aux raisons suivantes :

  • C’est urgent.
  • J’y ai bien réfléchi et je sais exactement ce que je veux.
  • Un processus classique est trop coûteux.
  • Je n’ai pas le temps pour un processus classique.

Très bien.

Un coaching court est possible. J’en ai réalisé plusieurs, et les résultats étaient bons. Cependant, pour obtenir une réponse satisfaisante, plusieurs conditions sont nécessaires :

  1. L’objectif doit être précis, ce qui signifie que sa clarification ne prendra pas beaucoup de temps. Notons que même si l’objectif est limpide, une discussion de 10 minutes montre parfois que l’objectif “réel” est différent (“Diminuer la tension avec un collègue” vs “repenser la manière dont je communique dans ma vie personnelle ou professionnelle” par exemple). C’est mieux de s’en rendre compte au début néanmoins…
  2. C’est généralement plus simple si l’impact est limité, dont le sens où il n’affecte pas trop les autres pans de votre vie. Par exemple, si une décision professionnelle signifie que vous devez partir en Antarctique avec votre famille et un salaire divisé par 10, il vous faudra peut-être un peu de temps pour analyser les conséquences de votre décision.
  3. Si la question vous accompagne depuis longtemps, cela signifie sans doute que vous avez construit un écosystème autour et qu’un peu de temps est nécessaire pour en démêler tous les fils.
  4. Certains sont plus concentrés que d’autres et prennent des décisions plus rapides; certains souhaitent explorer toutes les branches de l’arborescence avant de décider. Toutes les attitudes sont envisageables, et aucune d’elles n’est intrinsèquement une qualité ou un défaut, mais elles ont un impact sur le temps nécessaire.
  5. Même si la différence est quelquefois un peu floue, un coaching court est plus approprié pour une “amélioration” que pour une “cure”. Dans le premier cas, la situation est acceptable; dans le second, le problème est majeur.

Au fait, quelle est la durée d’un coaching “court” ? C’est bien sûr variable : au vu de ma propre expérience, de 2 à 6 sessions.

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A “typical” coaching process takes around 10 to 12 sessions. Although each coaching is different, it generally allows to (among other things) clarify the objective, explore the context, look into the resources and obstacles, define the options, choose one and fine-tune the strategy, and make sure that the “ecology” of the client is respected and that he is autonomous. Thus, depending on the frequency, it takes 3 to 6 months.

However, I’ve had several requests for short (or “micro”, “spot”, “quick”) coachings since I started my activity. It is often linked to one of the following reasons:

  • It’s urgent.
  • I’ve done my homework, so I exactly know what I want.
  • A classical process is too costly.
  • I don’t have time for a classical process.

Fair enough.

A short coaching is possible. I’ve realised several ones, and the outcomes were good. Yet, in order to get a beneficial result, several conditions are needed:

  1. The objective should be precise, which means the clarification will not take a lot of time. Please note that, even if the objective is crystal-clear, a 10 minutes discussion sometimes shows that the “real” objective is different (“Lower the tension with a colleague” vs “Rethinking the way I communicate in my personal and professional life” for instance). Better to realise it at the beginning though…
  2. It’s generally easier if the impact is limited, in the sense that it does not affect to much the other parts of your life. For instance, if a professional decision means you need to go to Antarctica with your whole family, with a salary divided by 10, it may take a little bit of time to study all the consequences of your decision.
  3. If the issue has been with you for a long time, it probably means you’ve built a full ecosystem around it and that it may take a while to disentangle it.
  4. Some people are more focused than others, and take decisions more quickly; some want to explore all the branches of the tree before deciding. All positions are acceptable and none of them is a quality or a weakness, but it has some impact on the time needed.
  5. Even if the difference is a bit fuzzy, a short coaching is more appropriate for a “improvement” than for a “cure”. In the first case, the current situation is bearable, but can be improved; in the second one, the problem is acute.

By the way, how long is a “short” coaching? Well, it depends: in my own experience, from 2 to 6 sessions.