Savoir prendre du temps pour soi

(Auteur : Valérie Morell, VM Coaching)

(Photo by geralt on Pixabay)

Comment réussir à prendre du temps pour soi pour se ressourcer?

Vos journées ressemblent à des marathons et lorsque vous vous couchez, vous vous rendez compte que vous n’avez pas eu le temps de souffler et que vous n’avez pas eu le temps de finir ce que vous aviez prévu ?

Vous voulez lever le pied, mais vous ne savez pas comment, cet atelier est fait pour vous !

I – Comment nous remplissons notre agenda

J’aime prendre mon temps pour faire les choses, je me suis souvent dit que j’étais lente. L’explication est aussi un certain perfectionnisme que j’affectionne particulièrement, mais sur ce plan, j’ai appris à m’imposer moins de contraintes. J’aime profiter de l’instant présent et aller au bout de mes ressentis.

J’ai interrogé des femmes de tous âges, des moins de trente ans au plus de soixante ans, elles ont toutes un agenda très chargé.

Elles accumulent des obligations parce qu’elles ne savent pas dire non aux sollicitations de la famille, des amis, du travail…

Il est difficile de dire « non » parce qu’on voudrait toujours rendre service aux gens qu’on aime.

Des jeunes grand-mères, comme Michèle, gardent leurs petits-enfants plusieurs fois par semaine pour aider leurs enfants et éviter les frais de crèche/nounou ou encore pour faire plaisir parce qu’elles savent que les petits-enfants sont fatigués et/ou qu’ils n’aiment pas manger à la cantine, « La cuisine y est moins bonne que la mienne… » me dit Michèle « et au moins je suis sûre qu’ils mangent ».

Les plus jeunes comme Maya ont tendance à être influencées par le discours des médias et des réseaux sociaux et veulent devenir inconsciemment des Superwomen en épousant tous les rôles  (femmes, épouses, mères, filles, sœurs, collègues, amies…) de façon parfaite. Résultat : Maya me dit qu’elle n’arrête pas « à partir du moment où je pose le pied par terre le matin jusqu’à ce que j’aille me coucher ».

Elles répondent à des injonctions issues de l’enfance (« sois parfaite », « fais plaisir »…) et aussi à celles véhiculées par les magazines ou la télé : « sois belle », « sois intelligente », « sois dans le vent »… Comme les journées n’ont définitivement que 24 heures, elles ne prennent plus de pauses ; certaines femmes avouent même empiéter sur leurs heures de sommeil. Pour se prouver qu’elles sont compétentes dans tous les domaines, elles finissent par attacher de l’importance à des détails que personne ne remarque et cela peut créer certaines frustrations : « moi, ce que je fais ça ne se voit pas et c’est toujours à refaire… ».

Or, vouloir être parfaite dans tous les pôles de notre vie n’est pas possible. J’aime l’ultime réplique d’Osgood dans Certains l’aiment chaud : « Nobody is perfect !».  Répétez cette réplique culte du cinéma américain plusieurs fois en souriant, vous allez voir, ça change tout !

Nous avons toutes un seuil de résistance et on ne peut pas le dépasser. Pire, vouloir le franchir entraîne un épuisement. Il se reconnaît à ce qu’on se sent dépassée, fatiguée, stressée, lente et qu’on a envie de jeter l’éponge, d’appuyer sur le bouton « off ».

Bien souvent, même si un « je suis un peu fatiguée » est verbalisé, les personnes de l’entourage ne s’en préoccupent pas beaucoup, parce que (i) elles ont l’image de vous que vous avez voulu leur donner et (ii) c’est à vous de verbaliser ce que vous ressentez avec les bons mots, si vous voulez éprouver de la gratitude envers vous-même.

Karine, qui manage une petite équipe dans un restaurant d’entreprise a eu une révélation, pendant une séance, concernant sa manière de s’exprimer. Elle m’a dit : « Au lieu de Je suis un peu fatiguée un Tu peux m’aider à étendre le linge s’il te plaît ? serait plus clair, plus parlant, c’est évident maintenant ! »  La séance suivante, lorsque Karine est revenue, elle m’a confié avoir essayé toute la semaine de clarifier sa manière de parler à son mari et à ses filles, elle est arrivée à la conclusion que c’est une question qui incite au «  oui, bien sûr… » même si l’enthousiasme n’est pas flagrant. Elle a réalisé qu’elle n’osait pas demander d’aide parce qu’elle a toujours vu sa mère fonctionner ainsi, et qu’elle voudrait que ses deux filles (6 ans et demi et 8 ans) se concentrent sur leurs devoirs et l’apprentissage de la danse, qu’elles pratiquent toutes les deux.

Faites comme Karine, déléguez ! Ce ne sera peut-être pas aussi bien fait que lorsque vous le faites, mais rappelez-vous que cela responsabilise les enfants aussi de ranger leur chambre et que cela vous dégage du temps pour vous.

II – Apprenez à bien vous connaître !

Michèle, Maya et Karine ne sont pas de la même génération, mais elles ont toutes les trois en commun un besoin évident de ralentir le rythme. Pour y arriver, nous avons travaillé sur l’organisation de leur temps. Elles ont réussi à insérer dans leur emploi du temps, un moment pour elle selon les besoins identifiés de chacune. Pour Michèle, ce fut 2 heures de marche avec le club de randonnée de sa ville, et pour Maya ce fut une séance de yoga le mardi soir. Karine quant à elle s’accorde une séance chez l’esthéticienne tous les mois pour s’occuper d’elle et se sentir plus sûre d’elle-même.

Ces moments sont bien sûr balisés sur l’agenda et considérés comme non négociables…! Je ne vous cache pas que les premières semaines, la tentation fut grande de répondre à d’autres sollicitations.

Maya a dû aussi mettre tous les instants à profit pour mieux respirer et surtout mettre la pédale douce sur les réseaux sociaux le soir au coucher, car elle dormait mal. Aujourd’hui, elle lit quelques pages tous les soirs et dit s’endormir plus sereine. Elle consulte les réseaux sociaux pendant ses trajets de train qu’elle utilise pour se rendre à Paris. Karine qui adore la musique écoute ses musiques préférées dans sa voiture qui l’emmène à Melun, elle a arrêté d’écouter les informations à la radio qu’elle trouve anxiogènes pour commencer la journée.

Chaque moment pour soi peut répondre à un besoin identifié. On n’a pas envie de faire tout le temps la même chose. Certains instants peuvent être calmes, d’autres actifs ou encore créatifs.

Michèle s’est remise à faire de la dentelle de Luxeuil avec sa meilleure amie.  « À plusieurs, on se donne du courage et on s’entraide ! »

Posez-vous spontanément la question : Qu’est-ce je ferais si je n’avais aucune contrainte ? Quel serait mon moment plaisir ?

Venez échanger et partager votre expérience lors de l’atelier du 13 octobre 2018, à Quincy-sous-Sénart, et repartez avec des solutions à mettre en place, celles qui vous conviennent et vous correspondent !