maen glas

Everyone thinks of changing the world, but no one thinks of changing himself – Leo Tolstoy

Présentations orales : les leçons de l’écrit

(Version française / French version)

(Photo by jackmac34 on Pixabay)

Les quelques lignes suivantes (NdA : je ne connais pas l’auteur) illustrent l’importance du rythme dans l’écrit.

La plupart des auteurs utilisent cette technique, parfois inconsciemment. Pourquoi ne pas la généraliser à l’oral ? Pensez à votre dernière présentation :

– Abusez-vous des phrases longues, sous prétexte que ce formalisme fait plus “pro” ?

– Raccourcissez-vous vos phrases pour ne pas trébucher ou pour adopter un ton plus “naturel” ?

– Utilisez-vous les silences ou les craignez-vous ?

Les présentations orales suscitent beaucoup de doutes et de craintes, d’autant plus qu’il s’agit souvent d’une faiblesse “honteuse”. Pourquoi “honteuse” ? Simplement parce que collaborateurs expérimentés comme managers considèrent qu’ils devraient être à l’aise dans cet exercice. La stratégie se résume alors à limiter les dégâts en priant pour que les imprévus ne s’invitent pas à la fête.

Certains d’entre nous sont plus à l’aise que d’autres dans ce type d’exercice. Il existe pourtant des techniques à travailler en amont pour améliorer ses capacités, et la variation du rythme en est une.

 

L’attention

(Version française / French version)

(Photo by Lichtmagnet on PIxabay)

L’attention est une matière première, comme le temps ou l’argent.

Avec l’explosion des sollicitations, réelles ou virtuelles, obtenir l’attention de l’autre et la conserver devient une gageure. Il est difficile de scinder son attention en une multitude de micro-tâches avec un degré d’attention suffisant. Voir l’article : Êtes-vous multi-tâches ?

Pour une vision un peu décalée, vous pouvez regarder la vidéo TED d’Apollo Robbins qui traite de ce sujet d’un point de vue original… celui d’un pickpocket (en anglais, sous-titres en français accessibles dans les paramètres de YouTube).

Voici cinq pistes pour capter et conserver l’attention de vos interlocuteurs :

  • L’amorce : l’étonnement est un excellent levier pour “allumer” l’attention dès les premières minutes. Vous pouvez utiliser une anecdote, un artifice visuel, un objet décalé…
  • Un discours structuré, afin de souligner la logique de votre discours. Un discours par exemple axé sur trois points précis, mentionnés dans l’introduction, déroulés dans le discours et résumés dans la conclusion, est plus efficace qu’une longue liste d’éléments “importants”. Quand tout est important, rien ne l’est.
  • Les métaphores, souvent plus pertinentes que les raisonnements seuls. D’une part, nous sommes câblés pour mieux nous rappeler les images que les concepts ou les discours ; d’autre part, cette extériorité permet de faire tomber certaines barrières mentales, notamment liées à l’ego.
  • L’écoute active, en étant attentif aux signaux, verbaux et non verbaux, de votre interlocuteur. Il parle avec ses mots, mais aussi ses silences, son rythme, ses gestes, son visage…
  • L’implication de votre auditoire, grâce à un questionnement approprié. Varier les interactions (théorie, explications, exemples, questions…) permet de rompre la monotonie et de conserver l’attention.

 

 

Prise de parole en public

(Version française / French version)

(Photo by rawpixel on Pixabay)

Deux questions pour commencer :

  • Êtes-vous à l’aise lors d’une prise en parole en public (présentations orales, réunions…) ?
  • Votre environnement, notamment professionnel, attend-il de vous que vous maîtrisiez la prise de parole en public ?

Si vous avez répondu “non”, “plus ou moins”, “cela dépend…” ou “pas vraiment” à la première question et “oui” à la seconde, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous.

  1. Vous n’êtes pas tout seul. Vous êtes même très nombreux dans le même cas. Cela va du simple inconfort ou stress léger jusqu’à l’impossibilité de s’exprimer en public en passant par la frustration de ne pouvoir / savoir mettre en valeur ses talents ou ses réalisations.
  2. Il existe des solutions pour remédier à ce problème.

La méthode la plus simple et la moins onéreuse consiste à chercher des conseils sur Internet : vous trouverez sans peine des sites qui listeront pour vous les 10 / 20 / 50 trucs pour vous améliorer à l’oral. Il existe aussi de nombreux livres qui traitent du sujet. Si cela vous convient, tant mieux ! Souvent, cela ne suffit pas, pour les raisons suivantes :

  • Les conseils semblent sensés, mais vous n’imaginez pas ou ne parvenez pas à les appliquer.
  • Vous êtes persuadé d’être mauvais dans l’exercice de la prise en parole en public. Vous avez sans doute une jolie histoire personnelle à raconter qui étaye (et renforce) cette thèse. Et pourtant… Il existe probablement autant d’histoires personnelles tout aussi vraies qui peuvent vous aider. Reste à les explorer…
  • Il existe de nombreuses raisons d’être inquiet avant ou pendant une présentation. Et pourtant… Chaque personne est unique. Si deux personnes sont stressées, elles peuvent l’être pour des raisons diverses : être le foyer d’attention, douter de sa voix ou de ses gestes, oublier le contenu, craindre les questions… Et même pour une problématique similaire, les solutions peuvent être différentes.
  • Vous avez sans doute un “modèle” dans ce domaine : Barack Obama en conférence de presse, Aung San Suu Kyi en réunion publique, Steve Jobs lors de ses “keynotes”, Fabrice Luchini sur un plateau de télévision. Et pourtant… Vous n’avez pas besoin d’atteindre un tel niveau d’aisance pour être efficace en public. Notez au passage que chacune de ces personnalités s’impose d’une manière très différente. Il n’existe pas une méthode pour être bon lors de la prise en parole face à un auditoire, mais une multitude de voies. Parmi elles, certaines vous correspondent, d’autres non.

Pour vous améliorer dans la prise de parole en public, il existe quatre pistes à explorer :

  1. Connaître et améliorer la préparation qui vous convient. Le contenu en fait partie, mais cela ne s’arrête pas là : le non verbal, la relaxation, la connaissance de vos interlocuteurs, la mise en scène importent aussi.
  2. Eviter les erreurs objectives : ne pas maîtriser son sujet, éviter tout regard vers les autres ou le public, être agressif…
  3. Disposer de coupe-circuits qui permettent de surmonter une situation inconfortable en situation réelle.
  4. Surtout, s’inscrire dans une histoire positive qui vous permet de progresser en laissant derrière vous les pierres qui alourdissent votre sac.

Au printemps, Maen Glas met l’accent sur deux types d’accompagnement pour répondre aux demandes dans ce domaine, pour vous sentir plus à l’aise dans l’exercice de la prise de parole en public, lors des présentations orales ou des réunions (à l’intention des entreprises et des particuliers) :

  • Processus court (4 à 6 séances) individualisés.
  • Ateliers collectifs en petits groupes.

Et le printemps, c’est bientôt ! A vous de jouer…

Êtes-vous multi-tâches ?

(Version française / French version)

(Photo by RichFL on Pixabay)

La légende raconte que Napoléon était capable de faire plusieurs choses à la fois. Elle est probablement fausse si l’on en croit les dernières recherches scientifiques.

“Faire plusieurs choses à la fois” mérite que l’on s’arrête un instant sur les termes. Il convient de distinguer les actes automatiques (respirer, marcher, écouter de la musique…) des actions qui nécessitent une certaine attention. La plupart d’entre nous sommes capables d’effectuer deux tâches en parallèle : conduire et discuter avec un passager par exemple. Il est également important de distinguer le “plusieurs” : 2 ou plus.

Quand vous travaillez sur une seule tâche, vos deux hémisphères travaillent simultanément sur celle-ci. Néanmoins, selon une étude publiée dans le magazine Science, il demeure possible d’accomplir deux actions en même temps : dans ce cas, chaque hémisphère est “dédié” à une tâche précise et une partie frontale est activée pour coordonner ces deux activités.

Se posent alors deux questions.

#1 Est-il possible de gérer trois tâches simultanées ?

Apparemment, non. Dans les expériences, lorsque les sujets étaient soumis à un troisième test qui réclamait leur attention, ils ont été perturbés au point de souvent abandonner l’une des deux autres tâches.

#2 Suis-je aussi efficace lorsque j’accomplis deux tâches en même temps ?

La logique serait de dire que je “perds du temps” en accomplissant qu’une seule tâche alors que mon cerveau pourrait en gérer deux simultanément. Toutefois, il existe une limite évidente : plus l’une de ces actions requiert notre attention, plus elle est exclusive. Si vous écrivez une dissertation, planchez sur un exercice compliqué de mathématiques, jouez un morceau difficile au piano ou une partie d’échecs, il vous est probablement difficile de prendre part en même temps à une discussion argumentée. Par ailleurs, souvenez-vous que lors d’un partage des actions, chaque hémisphère est concentré sur une seule tâche. Comme leurs composantes n’ont pas la même fonction (verbale, logique, spatiale…), cela signifie probablement que vous n’affectez pas toutes vos capacités à vos actions.

# Et donc ?

Lorsque les deux tâches requièrent toutes deux une attention soutenue, vous “abandonnez” temporairement l’une d’elles pour résoudre un point de blocage, pour ensuite vous dédoubler à nouveau… jusqu’au niveau pic de complexité. Chaque déconnection implique une reconnexion, consommatrice en temps, en énergie et sans doute aussi en efficacité.

Enfin, comme l’explique Étienne Kœchlin, chercheur en neurosciences et l’un des auteurs de cette étude, cette question nous ramène aussi aux changement d’environnement que les dernières décennies ont façonnés : “Effectivement, il y a deux contraintes opposées que la région frontale doit gérer : la flexibilité et, en même temps, la persévérance. C’est vrai qu’aujourd’hui notre environnement privilégie la flexibilité, mais on ne sait pas du tout comment le cerveau va s’y adapter”.

A quoi sert un objectif ?

(Version française / French version)

(Photo by PIRO4D on Pixabay)

On me demande parfois : “A quoi sert un objectif ?”.

Imaginez que vous soyez sur un voilier en pleine mer. Seul.

La tempête monte peu à peu. Certes, elle ne vous empêche pas de naviguer, mais elle rend les manœuvres plus délicates. Puis le vent enfle, et la pluie s’en mêle, bientôt accompagnée par la brume ou la nuit.

Vous réalisez soudain que regagner la côte devient une gageure, une urgence vitale même. Vos moyens de communication ne fonctionnent plus. Vous pouvez peut-être espérer une aide extérieure, mais la voie la plus saine est de s’atteler à résoudre votre problème.

Le ciel est trop noir ou embrumé pour vous permettre de vous guider. Vous avez déjà affalé certaines voiles pour ne pas risquer la déchirure. Le bateau roule et tangue dangereusement, au point que vous risquez de chavirer à chaque vague. Les paquets d’eau éclatent sur le pont et rendent la navigation de plus en plus dangereuse.

Pourtant, vous abandonnez un instant la lecture de la houle pour regarder au loin, de tous côtés. Vos yeux scrutent l’horizon flou, à la recherche d’un phare qui pulse ses lumières vers l’océan. Enfin, vous décelez une lueur ténue qui perce les nuages. Aussitôt, vous virez de bord avant de perdre le contact. Le vent de face ne vous facilite pas la tâche : il vous faudra remonter au près pour atteindre le port.

Les heures à venir ne seront pas douces. Le voilier peut couler ou chavirer sous les assauts de la mer. Vous lutterez contre la peur, le froid, les vagues. Toutefois, vous connaissez maintenant votre direction, ce qui vous permet d’agir pour échapper à la tempête. Peu à peu, vous vous rapprochez du phare. Grâce à lui, vous cessez votre errance sur les flots tumultueux. Si vous l’atteignez, vous serez sauvé.

Ce phare, c’est votre objectif.

The problem is not the person / Le problème n’est pas la personne

(English and French versions / Versions anglaise et française)

(Photo by scholty1970 on Pixabay)

Early January is the right moment for New Year’s resolutions… And early February the usual time to drop them.

More often than not, the narrative goes like: “… but the problem is: I procrastinate / I give up too easily / I’m not committed / I’m too lazy”. Not only do you miss the resolution, but you also have to deal with guilt.

Here are some good news from the narrative therapy specialists, Michael White and David Epston: “The problem is not the person; the problem is the problem”.

Said differently, it’s often useful to detach the problem from yourself. You’re not a procrastinator, you have a procrastination issue. You’re not fickle, you have trouble to concentrate. It sounds similar, but it’s not. It allows you to:

  • Lower your self-blame
  • Externalise your problem
  • Get new leverage to create solutions.

More encouraging and fruitful than another quote (from “Les Shadoks”, a French animated television series): “When there is no solution, it means there is no problem”…

*****

Le début du mois de janvier est le moment idéal pour les résolutions de nouvelle année… Et début février la période classique pour les abandonner.

En général, le discours ressemble à : “… mais le problème est que : je procrastine / je ne m’accroche pas / Je ne suis pas impliqué / Je suis trop paresseux”. Vous avez non seulement raté votre résolution, mais vous devez aussi gérer votre culpabilité.

Voici une bonne nouvelle des spécialistes de la thérapie narrative, Michael White et David Epston: “Le problème n’est pas la personne ; le problème est le problème”.

Exprimé différemment, il est souvent utile de détacher le problème de vous-même. Vous n’êtes pas un procrastinateur, vous avez un souci de procrastination. Vous n’êtes pas inconstant, vous avez du mal à vous concentrer. Cela semble similaire, mais ce n’est pas le cas. Cela vous permet de :

  • Diminuer votre culpabilité
  • Externaliser votre problème
  • Obtenir de nouveaux leviers pour créer des solutions.

Plus encourageant et fructueux qu’une autre citation (des “Shadoks”, une série télé d’animation française) : “Quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème”…

Le jeu où il n’y a que des perdants

(Version française / French version)

(Photo by skeeze on Pixabay)

Voulez-vous jouer à un jeu où il n’existe que des perdants ?

Non, bien sûr…

Pourtant, tout le monde y joue à longueur de journée : avec sa famille, ses amis, ses collègues, son chef, ses subordonnées, de vagues connaissances, même des inconnus. Les règles sont simples : il suffit de prouver que vous avez raison. Vous êtes libres d’utiliser des faits, des chiffres, des raisonnements, des anecdotes, des citations, votre expérience ou celle des autres. Vous pouvez rallier d’autres joueurs à votre cause, dans votre camp ou non. Inventer, ou même mentir, est autorisé. Le sujet importe peu : politique, économie, religion, sport, éducation, sécurité routière, musique, météo ou même la couleur d’une voiture ou d’un pantalon. Qu’importe le sujet. Le jeu se nomme : “Qui a raison ?“.

Dans la plupart des cas, chacun retournera chez lui avec l’impression d’avoir raison et un goût amer dans la bouche : la mauvaise foi, l’intolérance, l’agression, la bêtise. Celle des autres bien entendu. Parfois, l’adversaire reconnaîtra sa défaite ou sera ostracisé par le groupe. Parfois, ce sera votre tour.

Parce que le jeu possède sa part d’ombre, qui se nomme : “Qui a tort ?“.

Au mieux, vous aurez gagné un bref shoot d’ego. Et vous aurez semé des champs de jugements, de mots qui blessent, d’insultes, de coups quelquefois. Vous aurez créé des ennemis, des frustrations, des blessures, qui vous reviendront peut-être un jour comme des boomerangs délétères. Souvent, vous ressentirez l’incompréhension, l’intolérance, l’injustice, l’impuissance. De temps à autre, vous perdrez un ami ou un être cher.

… Et si vous arrêtiez de jouer ?

Bitcoin : motivations, écologie, fongibilité / rationale, ecology and fungibility

English and French versions / Versions anglaise et française

(Photo by Michal Wuensch on Pixabay)

Quand j’ai publié l’article sur “Bitcoin, or ou piège digital” en janvier 2018, j’ai reçu de nombreuses réponses. A l’époque, le Bitcoin valait 14500 $; maintenant il est dans la zone des 4000 $.

Les trois questions et remarques les plus fréquentes étaient :

#1 Pourquoi les gens achètent-ils des Bitcoins ?

Facile. Ils les achètent pour deux raisons :

  • L’argent. Pour faire du profit (idéalement rapidement).
  • La peur. Pour se protéger contre l’inflation / la dépréciation de sa devise / la spoliation.

#2 Est-ce que le Bitcoin est écologique ?

Il n’est pas facile d’obtenir des données fiables, mais la réponse est un clair “non”.

Récemment, un article de Nature.com  a essayé de quantifier l’énergie nécessaire pour produire 1 $ de valeur à partir des cryptodevises : de 7 à 17 MJ pour le Bitcoin, le Litecoin, le Monero et l’Ethereum. A comparer avec 4 MJ (le cuivre), 5 MJ (l’or), 122 MJ (l’aluminium).

Par ailleurs, un autre article explique que la consommation d’énergie liée aux cryptodevises pourrait jouer un (mauvais) rôle significatif dans le réchauffement climatique. Il n’y a pas de consensus sur l’énergie consommé par le Bitcoin : les plupart des estimations varient de 5 TWh à 45 TWh en 2017, avec une référence fréquente à 22 TWh (équivalent à l’Irlande).

#3 Est-ce que le Bitcoin est fongible ?

Tout d’abord, qu’est-ce que la fongibilité ?

Les devises sont fongibles. Un dollar ou un euro vaut la même chose qu’un autre dollar ou euro. Personne ne va vous porter plainte contre vous parce que vous avez acheté votre pain avec une pièce d’un euro utilisé par un trafiquant de drogue six mois plus tôt.

Vous pouvez déjà suivre l’historique de chaque Bitcoin. Bien que cette option ne soit pas souvent utilisée, la technologie existe. Si de nouvelles lois dans des pays clés obligeaient les entreprises à s’assurer  que votre Bitcoin est “propre” depuis sa création, la valeur des Bitcoins ne serait plus unique, mais dépendrait de leur passé (non fongibilité). Bien entendu, ce scénario aurait un impact négatif sur le cours.

Motivations, écologie, fongibilité, toujours intéressé ?

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When I published  the article on “Bitcoin: digital gold or trap” in January 2018, I received a lot of feedback.  At the time, the Bitcoin was worth 14500 $; right now its price hovers around 4000 $.

The three most frequent questions and remarks were:

#1 Why do people buy Bitcoin?

Easy. They buy for two main reasons:

  • Money. To make a good (and ideally, quick) profit
  • Fear. To get protection from inflation / currency depreciation / spoliation.

#2 Is the Bitcoin ecological?

It’s not easy to get reliable data, but the answer is a clear “no”.

Recently, an article from Nature.com tried to quantify the energy needed to produce 1 $ of value from cryptocurrencies: from 7 to 17 MJ for  Bitcoin, Litecoin, Monero and Ethereum. It compares to 4 MJ (copper), 5 MJ (gold), 122 MJ (aluminium).

Besides, another article explains that cryptocurrencies’ energy consumption could play a (bad) significant role in global warming.

There is no agreement on on energy consumption from the Bitcoin, as most estimates vary from 5 TWh to 45 TWh in 2017, with a frequent reference at 22 TWh (equivalent to Ireland).

#3 What is Bitcoin fungibility?

First, what is fungibility?

Currencies are fungible. One dollar or one euro are worth the same as any other dollar or euro. Nobody is going to sue you because you’ve bought your bread with a one euro coin used by a drug dealer six months ago.

You can already trace the history of every Bitcoin. Although it is not used extensively, the technology exists. If new laws in a few key countries obliged companies to ensure that your Bitcoin has been “clean” from inception, you would end up with Bitcoins being worth different values depending on their history. Obviously, it would also have a negative impact on the global price.

Rationale, ecology, fungibility. Still interested?

Are you for or against? Êtes-vous pour ou contre ?

(English and French versions / Versions anglaise et française)

(Photo by Comfreak on Pixabay)

In the past week alone, I’ve read variations of the following sentences twelve times, on both sides on the fence, on subjects ranging from global warming, migrants, veganism, women rights, economic policies, Donald Trump, French politics, to name only a few:

“You cannot be neutral! / Being neutral is taking a side”.

Well, there are two interesting points here.

1) One cannot be neutral, really?

There are plenty of reasons why you are not going to sign this petition, send this mail, like or share this post. The first one is obvious: you disagree.

But there are others: you might (i) agree on the objective (say, promote veganism) but not the strategy (put pressure on butchers) or (ii) agree on the strategy but not the tactic (spraying false blood on the shop window).

Besides, time and attention are limited. You may find a point valid (say, global warming) but with higher priorities elsewhere (migrants, women rights…).

Then, you can really be neutral, in the sense that (i) you think the pros and cons reach an equilibrium, (ii) you don’t really care or (iii) you consider you don’t have sufficient information to have a clear opinion.

2) Polarisation

On the political, economic, social or professional spheres, plenty of people will explain that you have a choice between the good (generally, their opinion) and the evil (“the other view”, whatever it means).

Yes, sometimes, you have only a choice between two options, but it’s a very rare occurrence. You generally have a wide array of decisions you can make, including ones you have not even thought about yet.

Trouble is the growing polarisation prevents you from thinking about “alternative stories” which are not black or white, not even grey, but as coloured as rainbows.

So, there are other paths than:

  • Staying in the same boring job versus resigning
  • Arguing with your partner versus splitting
  • Thinking in terms of “Who’s right?” versus “Who’s wrong?”
  • Avoiding presentations altogether versus miserably failing because of the stress
  • Believing that some people (you included) procrastinate or others simply do not
  • Consider that your particular talents are intrinsically good or bad regardless of the situation

In a nutshell, you have the right to be neutral, and it’s even quite healthy. More importantly, polarisation often brings conflict (us versus them, right versus wrong) and obfuscate possible alternative solutions.

Dare look elsewhere…

*****

Lors de cette seule semaine, j’ai lu des variations des phrase suivantes douze fois, des deux côtés de la barrière, sur des sujets aussi divers que le réchauffement climatique, les migrants, le véganisme, les droits des femmes, les politiques économiques, Donald Trump, la politique française:

“Vous ne pouvez pas être neutre / Être neutre, c’est choisir un camp”.

Cela nous conduit à deux points intéressants:

1) On ne peut pas être neutre, vraiment ?

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles vous n’allez pas signer cette pétition, envoyer ce mail, aimer ou partager cet article. La première est évidente : vous n’êtes pas d’accord.

Il en existe beaucoup d’autres : (i) vous êtes d’accord sur l’objectif (disons, promouvoir le véganisme) mais pas la stratégie (mettre le pression sur les bouchers) ou (ii) vous êtes d’accord sur la stratégie mais pas la tactique (asperger du faux sang sur les vitrines des boucheries).

De plus, le temps et l’attention sont limités. Vous pouvez trouver qu’un point est valide (par exemple, sur le réchauffement climatique), avec des priorités ailleurs (les migrants, le droit des femmes…).

Enfin, vous pouvez être réellement neutre, dans le sens où (i) vous pensez que les avantages et les inconvénients s’équilibrent, (ii) vous vous moquez de la question, (iii) vous considérez que vous n’avez pas assez d’informations pour vous faire une opinion claire.

2) La polarisation

Dans les sphères politiques, économiques, sociales ou professionnelles, beaucoup de gens vous expliqueront que vous avez le choix entre le bien (en général, leur opinion) et le mal (celle “des autres”).

Oui, parfois, vous n’avez le choix qu’entre deux options, mais c’est un cas très rare. Vous avez généralement un large éventail de décisions, y compris certaines auxquelles vous n’avez jamais pensé jusque maintenant.

Le problème, c’est la polarisation croissante vous empêche de penser à des “récits alternatifs”, qui ne sont ni noirs ni blancs, ni même gris, mais aussi colorés que des arcs-en-ciel.

Donc, il existe d’autres voies que :

  • Poursuivre le même travail ennuyeux / Démissionner
  • Se disputer avec son partenaire / Se séparer
  • Penser en termes de “Qui a raison ?” / “Qui a tort ?”
  • Eviter toute présentation / Se liquéfier à cause du stress
  • Croire que certaines personnes (vous inclus) sont des pocrastinateurs naturels et que d’autres non
  • Considérer que vos talents propres sont intrinsèquement bons ou mauvais, indépendamment de la situation.

En résumé, vous avez le droit d’être neutre, et c’est même plutôt sain. Surtout, la polarisation mène souvent au conflit (nous contre eux, vrai contre faux) et obscurcit les solutions alternatives potentielles.

Osez regarder ailleurs…